QubiLEX sorts judicial documents for a Geneva law firm: 98% handled without intervention, the lawyer reviews and sends.

QubiLEX : 98 % des documents judiciaires triés, classés et notifiés par IA, l'avocat relit et envoie

Dernière mise à jour

À retenir

  • Depuis six mois, QubiLEX fonctionne en production quotidienne dans un cabinet de cinq avocats à Genève et traite environ 30 documents judiciaires par jour (citations à comparaître, mémoires, jugements, ordonnances, actes d'appel).
  • Il comprend chaque document, en extrait la référence de cause, les parties et les délais, identifie le client, classe le document dans son dossier et rédige le courrier de notification que l'avocat relit avant envoi. Au final, 98 % des documents sont traités sans intervention et 96 % classés automatiquement au bon client.
  • Aucun courrier n'est envoyé sans validation par un avocat, et seuls les documents provenant d'adresses approuvées sont acceptés par le système. Le cabinet économise ainsi environ sept minutes par document, soit quelque 70 heures par mois rendues au travail juridique.

Synthèse

QubiLEX est une application développée par Qubitech qui automatise le tri et le traitement des documents judiciaires reçus par un cabinet d’avocats. Cette étude de cas porte sur un déploiement de six mois, de janvier à juin 2026, toujours en cours, dans un cabinet généraliste de cinq avocats à Genève.

Chaque jour ouvré, une trentaine de documents arrivent des tribunaux et des greffes : demandes en justice, mémoires en défense, jugements, avis d’audience, ordonnances d’exécution, actes d’appel, réquisitions de preuves, etc. Avant QubiLEX, les secrétaires du cabinet scannaient le courrier entrant et le transmettaient à l’avocat en charge du dossier. Ce dernier devait alors ouvrir le document, déterminer à quel dossier il appartenait, le classer manuellement et prévenir le client avant de commencer le travail juridique. QubiLEX prend désormais en charge cette chaîne administrative de bout en bout.

Dès qu’un e-mail arrive d’un expéditeur autorisé, le système lit la pièce jointe, en extrait la référence de cause, les parties et les éventuels délais, reconnaît le type de document, identifie le client à partir des parties mentionnées, classe le document dans son dossier OneDrive et rédige un courrier de notification. L’avocat relit ce brouillon avant de l’envoyer lui-même.

Le système ne traite que les e-mails provenant d’adresses approuvées. Pour ce cabinet, tout se déroule en français, une seule préférence permettant de régler à la fois l’interface et la langue des courriers rédigés (QubiLEX est bilingue : français ou anglais). Il s’exécute dans le tenant Microsoft 365 du cabinet, n’a jamais eu la permission d’envoyer du courrier et peut aussi être déployé entièrement sur site pour les cabinets qui l’exigent.

Découvrez QubiLEX en action, du document reçu au courrier prêt à être envoyé

Cette démonstration présente le fonctionnement de QubiLEX dans un cabinet d'avocats. Vous y découvrirez notamment :

  • La configuration des expéditeurs autorisés, des dossiers surveillés et des clients.
  • Le traitement d'une ordonnance et d'une citation à comparaître, avec extraction de la référence de cause, des parties et des délais.
  • L'identification automatique du client à partir des parties mentionnées dans le document.
  • La préparation d'un courrier dans la boîte de l'avocat, que celui-ci relit avant de l'envoyer.
  • Le classement automatique des documents dans le dossier OneDrive du client.
Démonstration de QubiLEX : traitement automatisé des documents judiciaires pour cabinets d’avocats.

En automatisant ces tâches administratives, QubiLEX permet au cabinet de consacrer davantage de temps au travail juridique, tout en laissant à l'avocat le contrôle de chaque communication.

Lire la transcription complète de la vidéo

(00:00) Introduction. Chaque semaine, les cabinets d'avocats reçoivent de nombreux documents des tribunaux, notamment des ordonnances, des citations à comparaître, des jugements ou des PDF scannés.

Avant de pouvoir commencer le moindre travail juridique, il faut ouvrir chaque document, déterminer à quel dossier il appartient, le classer au bon endroit puis informer le client. QubiLEX prend en charge cette partie administrative. Le système lit le document, identifie le client concerné, classe le fichier dans son dossier et prépare un courrier. L'avocat le relit ensuite avant de décider de l'envoyer.

(00:39) Connexion et préférences. La connexion s'effectue avec le compte Microsoft du cabinet. Un seul réglage permet de choisir à la fois la langue de l'interface et celle des courriers générés, en français ou en anglais.

Le cabinet définit ensuite les expéditeurs autorisés. Seuls les e-mails provenant de ces adresses sont téléchargés et analysés. Si aucun expéditeur n'est renseigné, le système ne traite rien.

Deux formats de courrier sont proposés, un format compact et un format libre.

(01:34) Dossiers surveillés. La page des dossiers affiche l'ensemble des dossiers de la boîte mail. Il suffit de sélectionner ceux qui doivent être surveillés, par exemple la boîte de réception. Chaque nouvel e-mail reçu dans ces dossiers est ensuite traité automatiquement.

(02:00) Clients. Les clients peuvent être ajoutés individuellement ou importés en masse à partir d'un modèle. Pour chacun d'eux, il est possible d'enregistrer plusieurs adresses e-mail, différentes variantes de son nom ainsi que le dossier OneDrive dans lequel les documents devront être classés.

(03:07) Premier document. Un e-mail provenant d'un expéditeur autorisé arrive avec une pièce jointe. QubiLEX analyse le document, identifie le client concerné et prépare un courrier contenant la référence de cause, l'objet du litige, la date, l'heure, le lieu de l'audience ainsi que les coordonnées du tribunal. L'avocat n'a plus qu'à relire le message avant de l'envoyer.

(04:25) Le document reçu est cette fois une ordonnance. QubiLEX reconnaît qu'elle concerne le même client et adapte automatiquement le contenu du courrier en y intégrant le délai applicable, un résumé de l'ordonnance ainsi que les informations relatives au tribunal et aux parties. Comme pour le premier exemple, l'avocat relit le courrier avant son envoi.

(06:22) Le document est automatiquement classé dans le dossier OneDrive du client. Tous les futurs documents concernant ce dossier seront rangés au même endroit, sans intervention manuelle.

Qu'est-ce que le traitement automatisé des documents judiciaires ?

Le traitement automatisé des documents judiciaires consiste à utiliser une intelligence artificielle pour analyser les documents reçus des tribunaux, en extraire les informations importantes, les rattacher au bon dossier client et préparer le courrier destiné au client. L'avocat conserve ensuite la décision de relire et d'envoyer ce courrier.

QubiLEX applique ce principe au traitement des documents entrants d'un cabinet d'avocats. Contrairement à une simple règle de tri, il comprend le contenu du document. Il distingue les différents types d'actes, repère les délais, extrait les informations essentielles et identifie le bon client à partir des parties mentionnées dans le document, sans se limiter à l'expéditeur de l'e-mail.

Comment une IA extrait-elle les données d’un document judiciaire ?

Transformer un jugement scanné ou une demande en justice en informations structurées ne repose pas sur une seule technologie. Il s’agit d’un ensemble d’étapes qui permettent à l’intelligence artificielle de lire, comprendre et organiser un document juridique. C’est ce type de processus que QubiLEX applique pour traiter la correspondance juridique des cabinets.

  1. Numérisation et reconnaissance de texte. La première étape consiste à transformer le document en texte exploitable. Lorsqu’un document arrive sous forme de scan ou de photographie, une technologie de reconnaissance optique de caractères, appelée OCR, permet d’en extraire les mots. L’ordinateur ne travaille alors plus sur une simple image mais sur un contenu textuel qu’il peut analyser.
  2. Compréhension du document. L’IA analyse ensuite la structure de la page, la disposition des éléments et le vocabulaire utilisé afin d’identifier la nature du document reçu. Elle peut ainsi reconnaître s’il s’agit d’une demande en justice, d’un jugement, d’un avis d’audience ou encore d’une ordonnance, tout en repérant l’emplacement des informations importantes.
  3. Extraction des informations. L’intelligence artificielle identifie automatiquement les données essentielles comme la référence du dossier, les noms des parties, les dates importantes ou encore les délais mentionnés dans le document. Elle analyse le texte afin de retrouver ces informations, même lorsque leur formulation varie d’un document à l’autre.
  4. Normalisation des données. Les informations extraites sont ensuite transformées en données directement exploitables. Par exemple, une phrase indiquant qu’une partie dispose d’un délai de trente jours après notification peut être convertie en une date précise dans l’agenda du cabinet. L’information devient ainsi une donnée opérationnelle plutôt qu’un simple passage de texte.
  5. Vérification et contrôle humain. Chaque information extraite est associée à un niveau de confiance. Lorsque l’IA détecte une incertitude, elle signale l’élément concerné afin qu’un collaborateur puisse le vérifier. Le système ne remplace donc pas l’analyse humaine mais aide à identifier rapidement les points qui nécessitent une attention particulière.

Cette méthode permet à QubiLEX de gérer la diversité des documents reçus par les cabinets. Les formats peuvent varier selon les juridictions, entre documents PDF numérisés, courriers officiels et décisions judiciaires. Plutôt que d’utiliser une règle différente pour chaque modèle de document, l’IA analyse le contenu et s’adapte aux variations tout en conservant un contrôle humain sur les informations importantes.

Quelle était la situation du cabinet ?

Le cabinet concerné est une étude généraliste composée de cinq avocats basée à Genève et travaillant principalement en français. Chaque jour ouvré, l’étude reçoit plusieurs dizaines de documents provenant des tribunaux et des greffes. Parmi ces documents figurent notamment des demandes en justice, des mémoires en défense, des jugements, des mesures provisionnelles, des avis d’audience, des déclarations d’appel ou encore des ordonnances d’exécution.

Avant l’intégration de QubiLEX, le traitement de ces documents reposait essentiellement sur les avocats et les secrétaires. Le courrier entrant était d’abord scanné puis transmis à l’avocat responsable du dossier. Celui-ci devait ensuite ouvrir le document, en prendre connaissance, identifier le dossier concerné, effectuer le classement au bon endroit et informer le client de son arrivée.

Chaque document nécessitait en moyenne huit minutes de traitement manuel. Cette tâche était réalisée par des professionnels dont la principale valeur ajoutée se situe dans l’analyse juridique et le conseil aux clients. Avec environ 600 documents reçus chaque mois, le cabinet consacrait ainsi une quantité importante de temps à des opérations administratives répétitives, représentant l’équivalent d’un mi-temps réparti entre plusieurs collaborateurs.

Quel problème fallait-il résoudre ?

Le défi ne venait pas d’un manque de compétence des équipes mais simplement de la nature répétitive de certaines tâches. Identifier le client concerné, classer un document, vérifier les informations principales et préparer une première notification sont des opérations nécessaires mais qui mobilisent peu l’expertise juridique des avocats.

Cette organisation présentait également un risque opérationnel. Une mauvaise lecture d’un délai, un document attribué au mauvais dossier ou une information transmise trop tard peuvent avoir des conséquences importantes dans une procédure judiciaire.

L’objectif n’était donc pas de remplacer l’intervention humaine mais de mieux répartir le travail. Une intelligence artificielle qui rédigerait ou enverrait automatiquement des courriers aux clients sans validation représenterait un risque pour un cabinet d’avocats. La solution recherchée devait au contraire prendre en charge les tâches administratives en amont tout en laissant à l’avocat la responsabilité des décisions importantes.

Le rôle de QubiLEX était ainsi d’automatiser la réception, l’analyse et l’organisation des documents, tout en maintenant un contrôle humain sur les actions sensibles, notamment toute communication destinée aux clients ou aux autorités.

Comment fonctionne QubiLEX, étape par étape ?

Le cabinet configure l’outil une seule fois. Ensuite, le traitement des nouveaux documents reçus se déroule automatiquement à chaque arrivée d’un e-mail correspondant aux critères définis.

  1. Connexion à Microsoft 365. Le cabinet connecte sa boîte mail professionnelle à QubiLEX. L’outil reçoit uniquement les autorisations nécessaires à son fonctionnement, notamment la lecture du profil, la lecture des e-mails, la création de brouillons et l’accès aux espaces de stockage OneDrive. La possibilité d’écrire dans la messagerie sert uniquement à déposer un brouillon dans le dossier Brouillons. QubiLEX ne dispose jamais de l’autorisation d’envoyer un e-mail à la place de l’utilisateur.
  2. Définition des expéditeurs autorisés. Le cabinet sélectionne les adresses e-mail considérées comme fiables, par exemple celles des tribunaux, des greffes ou d’autres correspondants habituels. Le système analyse uniquement les messages provenant de ces expéditeurs afin d’éviter le traitement de documents non pertinents.
  3. Sélection des dossiers surveillés. Le cabinet choisit les dossiers de messagerie à surveiller, comme la boîte de réception dédiée aux documents judiciaires. Dès qu’un nouvel e-mail arrive dans l’un de ces espaces, QubiLEX peut lancer automatiquement son analyse.
  4. Enregistrement des clients et des parties. Le cabinet ajoute ses clients, qu’il s’agisse de particuliers ou d’organisations. Pour chaque client, il peut enregistrer une ou plusieurs adresses e-mail, les différentes variantes possibles de son nom dans les documents judiciaires ainsi que l’emplacement du dossier correspondant dans OneDrive. Ces informations peuvent également être importées en nombre grâce à un modèle préparé à l’avance.
  5. Lecture et extraction des informations. Lorsqu’un e-mail provenant d’un expéditeur autorisé est reçu, QubiLEX analyse les pièces jointes. L’outil identifie le type de document et extrait les informations importantes comme la référence de cause, les parties concernées, les dates clés ou encore les éventuels délais à respecter.
  6. Identification du dossier et classement automatique. Les informations extraites du document sont comparées avec les données enregistrées dans le système. QubiLEX rapproche les noms des parties des clients connus, identifie le dossier concerné puis classe automatiquement le document dans le dossier OneDrive correspondant.
  7. Création du brouillon de notification :
    Une fois le document analysé et classé, QubiLEX prépare un brouillon de courrier destiné à informer le client. Le message est créé dans la langue et le format choisis par le cabinet, puis déposé dans la boîte Brouillons de l’avocat concerné. Celui-ci conserve le contrôle final, relit le contenu et décide lui-même de l’envoyer.

Pourquoi l’avocat garde-t-il toujours la main ?

QubiLEX prépare les actions, mais n’envoie jamais de courrier à la place de l’avocat. Chaque message destiné au client est créé sous forme de brouillon dans la boîte mail de l’avocat, qui peut le relire, le modifier et décider de l’envoyer. C’est un choix de conception essentiel : dans un cabinet, la responsabilité de la communication avec le client doit rester humaine. QubiLEX ne possède d’ailleurs aucune autorisation technique pour envoyer des e-mails.

Comment le client est-il identifié ?

L’identification du client se fait à partir des parties mentionnées dans le document juridique, et non uniquement à partir de l’expéditeur de l’e-mail. Comme un même nom peut apparaître sous différentes formes selon les documents, le cabinet enregistre les variantes connues des noms de partie pour chaque client. QubiLEX peut ainsi rattacher correctement une demande en justice ou un jugement au bon dossier, même lorsque les formulations diffèrent.

QubiLEX est-il sécurisé, et peut-il fonctionner en local ?

La sécurité fait partie de la conception de QubiLEX. Son fonctionnement repose sur trois principes essentiels pour protéger les données du cabinet.

Des accès limités au strict nécessaire. QubiLEX demande uniquement les accès nécessaires à son fonctionnement : lire le profil, lire les e-mails, créer un brouillon et accéder à OneDrive pour classer les documents. Il ne dispose d’aucune autorisation d’envoi, ce qui empêche techniquement l’envoi automatique de messages aux clients.

Un périmètre contrôlé. Le système ne traite que les e-mails provenant d’expéditeurs que le cabinet a explicitement autorisés. Les messages provenant d’autres adresses ne sont ni téléchargés, ni stockés, ni analysés. Si aucun expéditeur n’est configuré, aucun traitement n’est lancé.

Les données restent sous le contrôle du cabinet. Pour ce cabinet, QubiLEX fonctionne dans son propre environnement Microsoft 365. Les documents et les données extraites restent dans une infrastructure déjà contrôlée par le cabinet, avec un chiffrement des données en transit et au repos. QubiLEX ne crée pas une copie externe des dossiers sur une infrastructure indépendante.

Pour les cabinets ayant des exigences plus strictes en matière de confidentialité ou de localisation des données, le même processus peut être déployé entièrement en local ou dans un cloud privé contrôlé par le cabinet. Dans cette configuration, les documents ne quittent jamais l’infrastructure choisie : lecture, extraction, classement et création des brouillons sont réalisés dans l’environnement du cabinet.

Où les données sont-elles traitées, et qu’en advient-il ?

QubiLEX applique un principe simple dans le traitement des données du cabinet. L’outil conserve uniquement les informations nécessaires et traite les données au plus près de leur environnement d’origine. Trois éléments permettent de comprendre comment les documents et les informations extraites sont traités, stockés et protégés.

  • La lecture est effectuée par l’IA de Microsoft. La lecture et l’extraction des informations s’appuient sur le service d’analyse documentaire de Microsoft Azure, dans le même environnement Microsoft que la messagerie et OneDrive du cabinet. Les documents ne sont pas transmis à un fournisseur d’intelligence artificielle tiers et les données du cabinet ne servent pas à entraîner un modèle.
  • Les documents sont traités puis supprimés. QubiLEX conserve uniquement les éléments nécessaires à son fonctionnement, comme les expéditeurs autorisés, les clients enregistrés, les noms de partie et les chemins de dossiers. Le contenu des documents et les informations extraites sont conservés uniquement pendant la durée du traitement, puis supprimés. La copie durable reste dans l’espace de stockage du cabinet, notamment dans OneDrive, et non dans une base de données parallèle.
  • Les données restent en Suisse. Le traitement et le stockage temporaire des données sont réalisés dans les régions suisses de Microsoft Azure. Pour les cabinets ayant des exigences particulières en matière de confidentialité, l’ensemble du processus peut également être déployé en local ou dans un cloud privé contrôlé par le cabinet. Dans cette configuration, les documents ne quittent jamais l’environnement choisi.

Que retire le cabinet de QubiLEX ?

Après six mois d’utilisation, de janvier à juin 2026, QubiLEX a permis à ce cabinet de cinq avocats de récupérer le temps consacré au traitement manuel des documents entrants. Les résultats ci-dessous correspondent aux observations du cabinet sur environ 3 600 documents judiciaires, soit près de 30 documents par jour ouvré et 600 par mois.

Avant QubiLEX, chaque document nécessitait environ huit minutes de traitement manuel pour être ouvert, lu, rattaché au bon client, classé dans le bon dossier et accompagné d’une première notification. Sur 600 documents mensuels, cela représentait près de 80 heures de travail par mois consacrées à des tâches administratives avant même le début du travail juridique.

Avec QubiLEX, ces mêmes étapes sont automatisées. Les documents sont analysés, classés et un brouillon de notification est préparé automatiquement. L’avocat intervient uniquement pour relire le message avant son envoi, ce qui représente environ une minute par document.

Sur la période observée, 98 % des documents ont été traités de bout en bout sans intervention manuelle, 96 % ont été automatiquement classés dans le bon dossier client et les documents contenant un délai, soit environ 40 % des cas, ont vu cette information identifiée et transformée en date exploitable. Les documents présentant une incertitude, environ 2 %, ont été signalés pour une vérification humaine.

Le temps consacré aux tâches administratives est ainsi passé à environ 10 heures de relecture par mois, permettant au cabinet de récupérer près de 70 heures chaque mois, soit environ 420 heures sur six mois.

Les deux tableaux ci-dessous présentent les résultats observés sur ces six mois, avec d’abord le volume de documents traités à chaque étape, puis la comparaison entre le traitement manuel et le fonctionnement avec QubiLEX.

ÉtapeTaux observéVolume sur 6 mois
Documents reçus (≈ 30 par jour ouvré)-≈ 3 600
Documents lus et analysés automatiquement98 %≈ 3 528
Client identifié et document classé automatiquement dans OneDrive96 %≈ 3 456
Documents contenant un délai identifié et converti en date≈ 40 % des documents reçus≈ 1 440
Documents nécessitant une vérification humaine en raison d’une incertitude2 %≈ 72
Brouillons de notification préparés pour les documents correctement identifiés100 %≈ 3 456
Traitement des documents entrants sur six mois.
IndicateurTraitement manuel avant QubiLEXAvec QubiLEX
Temps de traitement d’un document≈ 8 minutes de bout en bout≈ 1 minute de relecture par l’avocat
Réalisation des tâches administrativesEffectuée manuellement par l’avocat en charge du dossierQubiLEX prépare le traitement, l’avocat vérifie le résultat
Temps consacré par mois pour environ 600 documents≈ 80 heures≈ 10 heures de relecture
Gestion des délaisLecture manuelle avec risque d’oubliDélais identifiés et transformés en dates exploitables
Classement des documentsDépend des pratiques de chaque personneAutomatique selon les informations enregistrées, avec contrôle en cas d’incertitude
Documents pris en chargeSelon les habitudes de traitement du cabinetLimité aux expéditeurs explicitement autorisés
Disponibilité du traitementPendant les heures de travailUn brouillon est préparé dès l’arrivée du document
Décision d’envoi au clientRéalisée par l’avocatToujours réalisée par l’avocat après relecture
Comparaison du traitement avant et avec QubiLEX

Concrètement, les quelque 420 heures récupérées sur six mois représentent plus de dix semaines de travail auparavant consacrées au traitement administratif des documents. Ce temps peut désormais être consacré à l’analyse juridique et au suivi des dossiers. Comme la décision d’envoyer un courrier reste toujours entre les mains de l’avocat, ce gain de temps ne se fait jamais au détriment du contrôle humain.

Questions fréquentes

Les réponses aux questions les plus courantes sur le traitement automatisé des documents judiciaires avec QubiLEX.

QubiLEX suit plusieurs étapes pour transformer un document en informations exploitables. Un document scanné est d’abord converti en texte grâce à la reconnaissance optique de caractères. Le système identifie ensuite le type de document, puis extrait les informations importantes comme la référence, les parties, les dates et les délais. Chaque information extraite est accompagnée d’un niveau de confiance et les éléments incertains sont signalés pour vérification humaine.

Non. QubiLEX prépare uniquement un brouillon de courrier dans la boîte mail de l’avocat. Celui-ci peut le relire, le modifier si nécessaire et décider de l’envoyer. Le système ne possède aucune autorisation pour envoyer des e-mails au nom du cabinet.

Oui. Le déploiement standard fonctionne dans l’environnement Microsoft 365 du cabinet, comme dans le cas de cette étude genevoise. Pour les cabinets ayant des exigences particulières en matière de confidentialité ou de localisation des données, le même processus peut être déployé entièrement en local ou dans un cloud privé contrôlé par le cabinet.

Non. QubiLEX ne traite que les e-mails provenant des adresses que le cabinet a explicitement autorisées. Les messages provenant d’autres expéditeurs ne sont ni téléchargés, ni stockés, ni analysés. Si aucun expéditeur n’est configuré, aucun traitement n’est lancé.

QubiLEX est conçu pour la correspondance judiciaire. Dans ce cabinet, il traite notamment les demandes en justice, les mémoires en défense, les jugements, les mesures provisionnelles, les avis d’audience, les déclarations d’appel, les ordonnances d’exécution, les jugements par défaut ainsi que les réquisitions de preuves ou de production de pièces. Pour chaque document, il identifie le type de contenu, extrait les informations essentielles et le rattache au bon client.

Oui. La langue de l’interface et celle des brouillons de courrier peuvent être configurées selon les besoins du cabinet. Dans cette étude de cas genevoise, l’ensemble du système fonctionne en français, mais la même configuration peut être utilisée en anglais.

QubiLEX demande uniquement les accès nécessaires à son fonctionnement. Il peut lire le profil, lire les e-mails, créer des brouillons dans la boîte de messagerie et accéder à OneDrive pour classer les documents. Il ne demande aucune permission d’envoi et ne peut donc pas envoyer de courrier au nom du cabinet.

La configuration initiale prend quelques minutes. Le cabinet connecte son environnement Microsoft 365, définit les expéditeurs autorisés, choisit les dossiers à surveiller et enregistre ses clients. Ces derniers peuvent également être importés en masse à l’aide d’un modèle. Le traitement démarre ensuite automatiquement.

Non. La lecture et l’extraction des informations utilisent le service d’analyse documentaire de Microsoft Azure, dans le même environnement Microsoft que celui utilisé pour la messagerie et OneDrive du cabinet. Les documents ne sont pas transmis à un fournisseur d’intelligence artificielle tiers et les données du cabinet ne servent pas à entraîner un modèle.

QubiLEX conserve uniquement les éléments nécessaires à sa configuration. Le contenu des documents et les informations extraites sont conservés pendant le traitement, puis supprimés. Le document original reste stocké dans l’environnement du cabinet, notamment dans OneDrive.

QubiLEX est conçu selon des principes compatibles avec les exigences du nLPD et du RGPD, notamment la limitation des données conservées, leur utilisation pour une finalité précise, leur suppression après traitement et leur hébergement en Suisse. Pour les cabinets ayant des contraintes supplémentaires, un déploiement entièrement en local est également possible.

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